DIMANCHE DE CHRIST-ROI DE L’UNIVERS

OUVERTURE DE L’ « ANNEE PASTORALE » 2008-2009

Boma Christ-Roi, 23-11-2008

MESSAGE

Ez 34, 11-12.15-17 ; 1 Co 15, 20-26.28 ; Mt 28, 31-46

 

 Chers frères et soeurs,

1.      L’année pastorale qui s’ouvre aujourd’hui sera particulièrement marquée par trois événements importants : la célébration de l’année de saint Paul (2000 ans depuis sa naissance), la préparation et la célébration du jubilé d’or de la hiérarchie des diocèses de l’Église en RDC et la célébration de l’année Bienheureux Isidore BAKANJA, un siècle depuis sa mort. Autant d’événements, autant d’occasions de grâces et d’action de grâce.

Jésus-Christ, le Roi des rois, se révèle dans les petits

2.      Aujourd’hui nous célébrons la fête de Christ, Roi de l’Univers. Le prophète Ézéchiel, dans la première lecture, nous parle du bon Berger qui s’occupe de son troupeau : il cherche la brebis perdue, il soigne celle qui est malade. L’Évangile selon saint Matthieu présente Jésus comme l’ami des petits et des faibles ; il est leur défenseur, il s’identifie à eux. Quiconque est attentif aux petits et aux marginalisés de la société sera trouvera grâce devant Dieu. S’il est vrai que Jésus est tendre et miséricordieux, il est n’en demeure pas moins vrai qu’Il châtie les méchants et les injustes. Dans la deuxième lecture, saint Paul, dans sa première lettre aux Corinthiens, nous invite à reconnaître la royauté de Dieu, Lui qui nous a créés et nous a sauvés dans son Fils, Jésus-Christ. C’est dans notre manière de vivre que nous manifestons que Jésus est vraiment le Roi de nos vies, le Seigneur des seigneurs.

3.      En résumé : la Parole de Dieu d’aujourd’hui nous révèle que la royauté de Dieu n’est pas semblable à celle des hommes, marquée la puissance, la domination et la richesse. La figure royale de Dieu est d’abord tendresse et miséricorde. En vivant ainsi, nous découvrir que Christ est le Roi de l’Univers, le Roi de nos vies, le Roi des rois, le seigneur des seigneurs.

Chers frères et sœurs,

4.      C’est depuis bien longtemps que l’évangile a été accueilli chez nous. Notre diocèse a déjà célébré son centième anniversaire d’existence. Peut-on vraiment dire que Jésus règne dans nos cœurs, dans nos maisons, dans nos communautés, dans nos familles, dans nos paroisses ? C’est à la lumière de cette mission royale à la suite du Christ,  Roi de l’Univers, que nous avons évalué notre thème pastoral de l’année qui s’achève et tracé les grandes lignes de la nouvelle année. Depuis l’année pastorale 2001-2002, nous sommes animés de la volonté de voir s’affermir dans notre diocèse l’ecclésiologie illustrée par la symbolique culturelle kongo de Makuku matatu matelimina nzungu, en soulignant les valeurs de solidarité, de collaboration, de coresponsabilité et de sens du bien commun.

5.      Comme à la fin de chaque année pastorale, diverses instances diocésaines se sont retrouvées autour de l’évêque pour répondre à la question : qu’avons-nous fait au cours de l’année pastorale finissante ? Que comptons-nous faire au cours de l’année nouvelle ?

6.      L’année pastorale n’a pas manqué de cueillir des fruits encourageants :

§         Des célébrations des jubilés de vie religieuse et de certains MACs,

§         Des professions religieuses et autres ;

§         Des ordinations diaconale et sacerdotale ;

§         Des nombreux baptêmes et confirmations ;

§         Des mariages religieux dans certaines paroisses ;

§         Des chrétiens d’une paroisse en visite dans une autre paroisse ;

§         Plusieurs sessions, surtout celles relatives à la collecte des fons ;

§         Les MACs et Chorales apportent une aide multiforme aux paroisses ;

§         Des sœurs et des frères s’engagent dans la pastorale paroissiale ;

§         Plusieurs prêtres font des tournées pastorales dans leurs paroisses et communautés ;

§         Des rencontres diverses sur des questions du développement ;

§         Des réalisations concrètes dans certaines paroisses et communautés ( construction des grottes, salles paroissiales et diocésaines, écoles, dispensaires, chapelles, églises, presbytères, clôtures des paroisses).

7.      D’autre part, chers frères et sœurs, il nous faut reconnaître que tout n’a pas été positif : c’est vrai, si nous avons réussi dans certains domaines, nous devons cependant reconnaître avec tristesse que nous n’avons pas suffisamment aidé le diocèse comme il conviendrait. Nous pouvons évoquer quelques exemples : 1) quand les adeptes de Bundu dia Kongo menaçaient nos églises lors de nos prières, avons-nous été prompts et courageux pour leur manifester notre foi ? Eux et ceux d’autres églises sont souvent prompts et courageux pour affronter les défis lancés à leurs églises ; ils peuvent facilement accepter la mort par fidélité à leur foi  (plusieurs adeptes de Bundu dia Kongo qui sont morts pour la cause de leur église, de leur foi ; plusieurs Kimanguistes qui s’efforcer d’épargner le peu qu’ils peuvent pour apporter leur contribution à la bonne marche de leur  église ) : et nous, quoi ? 2) A voir la manière dont plusieurs se donnent et dépensent l’argent pour la sorcellerie et les croyances religieuses de toutes sortes, pouvons-nous dire que Jésus-Christ est le Roi de nos vies ? 3) Devant ceux qui veulent reprendre le terrain donné à l’Église, que faisons-nous pour protéger le patrimoine diocésain ? 4) S’agissant de la collecte des fonds, cette année nous avons récolté moins que les autres années. 5) Certains Agents pastoraux n’animent pas suffisamment  leurs fidèles pour un meilleur témoignage de foi. 6) Certains MACs et Chorales ne ont tendance à se considérer come une Église, et aussi en leur sein à vivre des divisions et tensions. Tout cela fait mal.

8.      Après avoir échangé avec plusieurs instances pastorales diocésaines hier, nous avons pensé qu’il était nécessaire d’insister sur trois points : 1) affermir notre foi ; 2) témoigner de Jésus-Christ dans nos vies ; 3) rester fidèle au Christ même malgré les difficultés. Ainsi, pour répondre à ces exigences, nous avons défini notre thème pastoral de cette année en ces termes : « Makuku matatu matelimina nzungu, soyons des chrétiens adultes, convaincus et engagés » ; « Makuku matatu matelimina nzungu, betu vuanda bakulutu na lukuikinu na kumonisa mpe ku sadila yawu » ; « Makuku matatu matelimina nzungu, tubanu bakristu bayela mu luwiluku, baduka ayi bansala ».

9.      Pour mettre en œuvre ce thème, nous devons organiser la catéchèse pour les adultes, leur inculquant les grands piliers de la foi. Cette catéchèse s’inspirera particulière de la vie et des lettres de saint Paul apôtre dont nous célébrons l’an prochain le 2000e anniversaire de naissance, ainsi que de la vie du Bienheureux Isidore BAKANJA dont le centième anniversaire de la mort sera célébré l’année prochaine. Les prêtres se donneront corps et âme pour cette catéchèse. Cette catéchèse doit produire des fruits visibles dans les vies des fidèles. Ici, les prêtres seront les premiers à donner le meilleur témoignage de vie de foi Quels sont, concrètement, les fruits attendus au cours de cette année pastorale ? 1) Travailler à augmenter les mariages religieux et à une meilleure vie de foi au sein des couples ; 2) une pastorale de proximité plus intense de la pat des prêtres ; 3) une plus grande prise de conscience de la part des membres des MACs et Chorales qu’ils font partie du diocèse, de la paroisse et de la CCVB ; 4) intensifier la générosité dans la collecte des fonds pour le diocèse ; 5) chaque paroisse présentera à l’évêque son projet pastoral ainsi que son projet d’autofinancement ; 6) mise en œuvre de la pratique du  jumelage des paroisses.

L’Église : un corps aux multiples formes de solidarité

Chers frères et sœurs,

10.  Ici, je voudrais expliquer plus longuement ce qu’on entend par « jumelage  des paroisses ». Dans le monde, les groupes humains inventent diverses formes de solidarité les uns avec les autres. On parle, par exemple, de « jumelage ». Dans le langage ordinaire, le mot « jumelage » signifie l’action de jumeler ou son résultat. Dans un sens plus technique, ce mot signifie « association entre deux villes de différents pays, voire même d’un même pays, destinée à favoriser leurs contacts culturels, économiques, touristiques, etc. ». C’est une pratique courante en Occident et en Amérique du Nord.

11.  Cette même pratique existe aussi au sein de l’Église. Des diocèses et paroisses d’Occident ou d’Amérique du Nord sont jumelés à des diocèses et paroisses  d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie. On trouve également des diocèses ou paroisses d’un même continent, d’un même pays ou d’un même diocèse en relation de jumelage. Le jumelage ecclésial se présente généralement sous deux formes :

*) Le Parrainage : une entité ecclésiale plus viable matériellement soutient une autre moins viable ou plus démunie. On peut ainsi dire que l’une parraine l’autre ; ici l’aide est surtout en sens unique.

*) Le Partenariat : deux entités ecclésiales s’entraident chacune selon ses possibilités en vue surtout de favoriser la croissance du plus vulnérable. Dans ce cas, l’accent est mis sur l’aide mutuelle entre partenaires coresponsables, l’apport étant alors bilatéral.

Les solidarités ecclésiales s’enracinent dans la Parole de Dieu

12.  Le témoignage de solidarité ecclésiale des premiers chrétiens s’enracine dans leur foi en Jésus-Christ. L’évangéliste Matthieu (cf. Mt 6, 1-4) insiste fort sur le caractère secret de l’offrande : « Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite ».  Marc relève comme exigence d’accès dans le Royaume de Dieu le fait de vendre tout ce que l’on possède et de le donner aux pauvres (cf. Mc 10, 21).  Luc, pour sa part, souligne la pratique de l’aumône comme moyen de lutter contre le danger des richesses : « Vendez vos biens et donnez-les en aumônes. Faites-vous des bourses qui ne finissent pas » (Lc 12, 33). C’est ainsi que dans la communauté chrétienne primitive il y avait une grande solidarité.

13.  Après avoir expérimenté la forme radicale de la communion matérielle qui consistait dans la mise en commun de tous les biens (cf. Ac 2, 44-45 ; 4, 32. 34-35), l’Église primitive a dû inventer diverses manières de concrétiser la solidarité et la charité chrétiennes. C’est le sens de l’élection de sept hommes chargés de la distribution quotidienne des vivres ( cf. Ac 6, 1-6). C’est aussi le sens des collectes par lesquelles certaines églises sont venues en aide à celles où les variations climatiques avaient provoqué sècheresse et famine. Ainsi, les églises de Macédoine et d’Achaïe, par exemple,  envoyèrent de l’aide à l’église de Jérusalem secouée par la famine (cf. Rm 15, 26 ; 2 Co 9, 1-3). Saint Paul nous a même laissé une brève instruction là-dessus : « Pour la collecte en faveur des saints, écrit-il, vous suivrez, vous aussi, les règles que j’ai données aux églises de Galatie. Le premier jour de chaque semaine, chacun mettra de côté chez lui ce qu’il aura réussi à épargner, afin qu’on n’attende pas mon arrivée pour recueillir les dons. Quand je serai là, j’enverrai, munis de lettres, ceux que vous aurez choisis, porter vos dons à Jérusalem ; s’il convient que j’y aille moi-même, ils feront le voyage avec moi » (1 Co 16, 1-4). L’on comprend dès lors que saint Paul se réfère à l’image du corps pour parler de l’Église : en effet, affirme-t-il, dans un corps, bien que les membres soient nombreux et différents, ils forment un seul corps ; et chaque membre, si petit soit-il, est utile à l’ensemble (cf. 1Co 12, 12).

14.  Dans sa lettre encyclique « Deus caritas est », au n° 25, le pape Benoît XVI résume cette solidarité de l’Église primitive en ces termes : « L’Église est la famille de Dieu dans le monde. Dans cette famille, personne ne doit souffrir par manque du nécessaire. En même temps, la caritas-agapè dépasse aussi les frontières de l’Église ; la parabole du bon samaritain demeure le critère d’évaluation, elle impose l’universalité de l’amour qui se tourne vers celui qui est dans le besoin, rencontré par hasard (cf. Lc 10, 31), quel qu’il soit. Tout en maintenant cette universalité du commandement de l’amour, il y a cependant une exigence spécifiquement ecclésiale, celle qui rappelle justement que, dans l’Église elle-même en tant que famille, aucun membre ne doit souffrir parce qu’il est dans le besoin. Les mots de l’épître aux Galates vont dans ce sens : ‘’puisque nous tenons le bon moment, travaillons au bien de tous, spécialement dans la famille des croyants’’ (Ga 6, 10) ».

Nos thèmes pastoraux promeuvent les solidarités ecclésiales

15.  L’expérience de solidarité vécue au sein de l’Église primitive a toujours été sous-jacente au message essentiel de nos thèmes pastoraux des dernières années, thèmes portés par la symbolique de Makuku matatu matelimina nzungu. C’est dans cette perspective ecclésiale que depuis quelques années, la pratique de jumelage entre paroisses existe dans notre diocèse et cela à l’initiative locale, et de façon sporadique, même si la préoccupation  est davantage de pallier aux inégalités de vie entre agents pastoraux et aux grandes disparités matérielles entre paroisses. Nous exprimons notre vive reconnaissance à ces paroisses qui le font déjà, notamment du doyenné de Boma. C’est ainsi que Boma II parraine Maduda, Boma Christ Roi Kilengi, Boma Mama ya Luzingu Mbata Siala, Boma Cathédrale Temvo et Boma Kabondo Kisama. Dans la même ligne, nous disons merci aux chorales qui pratiquent une sorte de jumelage et d’entraide.

Chers frères et sœurs,

16.  A présent, par cette lettre pastorale, je voudrais que cette expérience soit officielle, généralisée et davantage marquée par le sens de coresponsabilité. Ainsi, le contexte socio-économique, prédominant au départ, cèdera désormais le pas au contexte pastoral ; l’accent « parrainage » du départ sera équilibré par la dimension partenariale. Nous voulons que soient soulignés l’entraide mutuelle, le partage et la solidarité entre paroisses à l’instar de ce qui se faisait entre les communautés de l’Église primitive, et cela en vue d’un apport mutuel tant sur le plan spirituel que pastoral, matériel et culturel. Les communautés de l’Église primitive seront notre constante référence : « tous étaient assidus à la prière et mettaient tout en commun, de sorte qu’ils étaient plus unis et personne ne pouvait se sentir plus démunis » (Ac 2, 42. 44 ; 4, 32. 34).

 

Solidarité, concertation, coresponsabilité par des actions concrètes

 

17.  L’objectif principal est de bâtir une Église famille de Dieu au sein de laquelle la solidarité, la coresponsabilité et la concertation font partie de notre vie tant sur le plan de la parole que des actes. Nos relations les uns avec les autres ou les entités ecclésiales les unes avec les autres doivent être empreintes d’attention active pour détecter les espérances de l’autre ou des autres et les encourager,  détecter les tristesses et les angoisses, les faiblesses et les besoins pour apporter une contribution affective et effective en vue de sortir de cette situation malheureuse. L’adage populaire « aide-toi, le ciel t’aidera » doit s’inscrire dans cette dynamique. La solidarité ecclésiale décourage tout parasitisme et infantilisme ; au contraire, il encourage l’auto-prise en charge.

 

18.  Dans le concret, ces relations multiformes pourraient se traduire, par exemple par des visite entre différents groupes des paroisses jumelées (consacrés, membres des conseils paroissiaux, chorales, mouvements d’action catholique, jeunes, etc.), lesquelles visites pourraient s’organiser autour d’une action spirituelle, culturelle ou assortie d’un appui matériel. Elles pourraient aussi, et c’est peut-être plus important et significatif dans notre cas, prendre la forme d’un appui matériel ou financier entre les paroisses jumelées, la « jumelante » supposant aider la « jumelée » à améliorer sa situation matérielle, tout en rappelant que la paroisse « jumelée » peut apporter aussi quelque chose à sa « jumelante ». L’appui matériel ou financier lui-même sera multiforme :  promotion des mini-projets d’autofinancement ( à titre indicatif : l’élevage, la boulangerie, la pisciculture, le petit commence (congélateur…), pouvant aider les paroisses moins viables à ne pas croire assez facilement qu’elles sont si pauvres qu’elles ne peuvent rien entreprendre ; elles doivent donc « éviter de croiser les bras ! » ; soutien régulier envers les paroisses les plus en difficultés ( à titre d’exemple, remise mensuelle ou bimensuelle de : 1 sac de riz, 1 sac de sucre, 1 boîte de lait, des ingrédients, 1 carton de savon, du carburant, 1 sac de sel, etc.).

 

Jumelage des paroisses : expérience d’enrichissement mutuel

 

19.  Cette pratique du jumelage entre dans une synergie diocésaine de telle sorte que plusieurs paroisses d’un doyenné peuvent mener des actions communes pour résoudre leurs problèmes communs spécifiques. Il en est de même de plusieurs grands secteurs ou services centraux du diocèse. Elle n’abolit pas la collecte diocésaine des fonds, qui, elle, répond à une exigence d’aider le diocèse pour ses divers besoins internes et externes. Dans la perspective ecclésiale, la pratique du Jumelage doit encourager la subsidiarité. Chacun, chaque entité, chaque instance est appelée à assumer ses responsabilités et une réelle et authentique autonomie doit lui être reconnue. Il est, certes, du devoir de l’autorité compétente de trouver, de façon opportune, une forme de suppléance là où une instance arriverait à faillir.

 

 

 

Jumelage des paroisses : suivi et évaluations

 

20.  Pour que cette expérience ne soit pas un feu de paille, un Comité Diocésain de Jumelage sera nommé ; il se réunira une fois par trimestre pour le suivi. Des régulières évaluations seront faites aussi bien par les conseils paroissiaux que par les équipes décanales. Ces différentes évaluations aideront le Comité Diocésain de Jumelage à faire son évaluation au niveau diocésain et de suggérer à l’autorité compétente des améliorations à la pratique.

 

Chers frères et sœurs,

Bien-aimés du Seigneur,

 

21.  Ensemble, demandons à Dieu de rencontrer Jésus, le Roi des rois, qui est là, près de nous, qui est là en nous, qui vient vers nous et qui se livre dans un témoignage d’amour. Ouvrons nos cœurs à l’Esprit pour qu’il les renouvelle. Transformés par la présence de l’Esprit en nous, nous serons un véritable peuple des rois. Comme le Christ, notre royauté devra se vivre  non pas à la manière du monde, mais selon l’Esprit de Dieu. Rois, nous serons d’abord des frères et sœurs vivant dans la simplicité, l’humilité, la paix, l’unité, et étant au service les uns des autres. Rois, nous seront des « Makuku matatu matelimina nzungu » ; ainsi : soyons des chrétiens adultes, convaincus et engagés.

 

22.  Que la Vierge Marie, Notre Mère, nous accompagne dans nos efforts de solidarité, de concertation, de coresponsabilité et de sens du bien commun.

 

Jumelage des paroisses (première vague)

1.      Cathédrale et Maduda

2.      Muanda Cité et Kilengi

3.      Christ Roi et khanzi

4.      Kabondo et Tsanga Kiyeba

5.      Boma II et Luangu Bendo

6.      Mama ya luzingu et kisama

7.      Bon Pasteur et Mbata Siala

8.      Muanda Ville et Temvo

9.      Pika Pende et Vaku

10.  Lukula et Mbata Makongo

11.  Mbanga et Mbata Nlundu

12.  Mbata Mbenge et Kuimba vont parrainer Kizu

13.  Kangu et Kidima vont parrainer Bula

 

Donné en l’église paroissiale de Boma Christ-Roi,

En la fête de Christ, Roi de l’Univers,

le 22 novembre2008,

MBUKA Cyprien, cicm

Évêque de Boma