24e Dimanche du temps ordinaire A

Ouverture de l’année pastorale 2011-2012 

Homélie

Si 27, 30-28, 7; Rm 14, 7-9; Mt 18, 21-35  

Chers frères et sœurs,

1.    Apres la profession des sœurs ssmb en août dernier, nous voici de nouveau ici à la paroisse Mama ya Luzingu, Boma Mbangu pour le lancement officiel, en diocèse, de l’année pastorale 2011-2012. Comme d’habitude, c’est ici que les curés et administrateurs paroissiaux ainsi que les divers animateurs pastoraux vont entendre la parole de Dieu et le message essentiel qui nous accompagnera au cours de l’année pastorale nouvelle, pour qu’à leur tour ils le répercutent auprès des fidèles qui leurs sont confiés.

Bien-aimés du Seigneur,

2.    Le message essentiel de la Parole de Dieu de ce dimanche porte sur le pardon, la réconciliation. Dieu nous pardonne toujours. Il nous donne l’exemple du pardon et de la réconciliation. Il nous invite à nous pardonner les uns aux autres. Dans l’évangile Jésus nous avertit que le pardon est un acte actuel et permanent ; il nécessite de la patience ; ce n’est pas un acte isolé, individualiste mais une expérience et un engagement communautaires. Le pardon n’est ni faiblesse, ni peur, ni oubli.  Le pardon est un acte des hommes forts, audacieux, libres, patients et conscients.

3.    Ce message vient nourrir notre foi en ce jour où, dans notre diocèse, nous ouvrons officiellement l’année pastorale, et donc jour où tous les chrétiens de ce diocèse sont invités à repartir du Christ avec un nouvel élan pour construire ensemble leur Eglise. Ainsi, notre nouvelle année pastorale est marquée par le pardon et la réconciliation.

Chers frères et sœurs,

4.    Avant de parler du thème de la nouvelle année pastorale, je voudrais d’abord rappeler le thème de l’année qui vient de s’achever, à savoir :

·        « Makuku matatu matelimina nzungu : soyons des chrétiens adultes et engagés pour le progrès de nos CEVB et le bien-être de notre pays »

·        « Makuku matatu matelimina nzungu : betu vuanda bakristu ya kuyela mpe ke sala samu na kunievisa bimvuka mpe insi ya betu »

·        « Makuku matatu matelimina nzungu : tubanu bakristu bayela ayi bansala mu diambu di nievisa zikhanda tsisi zietu ayi tsi etu ».

5.    En réalité, comment avons-nous vécu ce thème ?  C’est vrai : des signes positifs n’ont pas manqué, mais l’évaluation a révélé que beaucoup de nos fidèles ne savent pas encore suffisamment le sens de la réalité de CEVB et dans plusieurs paroisses cette expérience n’existe pas encore. C’est pour cette raison d’ailleurs que les prêtres, lors des Journées sacerdotales, y ont réfléchi et qu’une équipe de quelques membres viennent d’élaborer un Directoire diocésain pour la pastorale des CEVB. Par ailleurs, en ce qui concerne l’engagement pour le bien-être de notre pays, l’évaluation a noté que la matière reste actuelle surtout en cette année électorale.  Ainsi, au terme de la réunion d’hier avec l’Equipe de Coordination pastorale élargie, nous avons décidé de reconduire le même thème en mettant en évidence le fait que la mission visée par ce thème est encore à ses débuts. D’autre part, vu l’importance de ce thème, nous  avons estimé qu’il était plus enrichissant d’en faire un thème triennal, dont chaque année soulignera un aspect.

Chers frères et sœurs, 

6.    Je voudrais, une fois de plus, donner une précision sur l’emploi annuel des paroles « makuku matatu matelimina nzungu » que certains considèrent parfois comme étant le thème pastoral. En effet, en lançant ces paroles nous entendons rappeler à chacun que tous (prêtres, religieuses, religieux et laïcs) nous devons travailler ensemble pour promouvoir le message de notre thème pastoral. C’est dire aussi que le message ainsi retenu doit être assumé de façon solidaire, coresponsable et pour le bien commun. « Makukua matatu matelimina nzungu » est une manière de nous réveiller et de nous inviter à veiller de telle sorte que ce que nous voulons entreprendre concerne les trois piliers du diocèse, sans exclure personne. Concrètement, cette année et les deux prochaines années, par exemple, notre thème pastoral se formule comme suit :

·        « Makuku matatu matelimina nzungu : soyons des chrétiens adultes et engagés pour bâtir au mieux nos CEVB et notre pays ».

·        « Makuku matatu matelimina nzungu : tubanu bakristu bayela ayi bansala mu fiela tunga zikhanda tsisi zietu ayi tsietu ».

·        « Makuku matatu matelimina nzungu : beto vuanda bakristu ya kuyela mpe ke sala samu na ku toma tunga bimvuka ya beto mpe insi ya beto ». 

 

Frères et sœurs bien-aimés,

7.    La question principale que nous avons à nous poser donc est celle de savoir comment nous allons vivre concrètement ce thème ? Qu’allons-nous faire pour bâtir au mieux nos CEVB et notre pays ».  

8.    En ce qui concerne les CEVB. Cette annee sera consacree à :

1) expliquer le sens d’une CEVB ;

2) implanter les CEVB là où elles n’existent pas

    encore ;

3) s’engager dans une demarche qui implique :

    programmation des activités, suivi et contrôle,

    concertation de tous les agents pastoraux sur la

    stratégie à mettre en place et sur les moyens à

    déployer.

9.    Tout cela exige le renforcement de la pastorale de proximité. Les agents pastoraux : Pretres, Chefs catechistes, Catechistes, doivent être proches de leurs fidèles. Les Prêtres surtout devront se rendre disponibles, non seulement par la parole et les sacrements à annoncer, mais aussi par le témoignage et l’exemple de vie et d’engagement concrets ; ils se fairont hommes de tous dans les peines comme dans les joies.

10.           En ce qui regarde la tâche de bâtir au mieux notre pays. Que Les fidèles catholiques enrôlés aillent effectivement voter et choisir des hommes et des femmes qui, à leur conscience chrétienne et adulte, apparaissent comme les meilleurs pour travailler au progrès de ce pays. Que les chretiens catholiques participent au programme qui sera communiqué conjointement par les Chefs des Confessions religieuses de notre région dans le cadre des élections. Que les chrétiens comprennent que c’est dans leur intérêt qu’ils s’adonnent aux activites sociales et de developpement de leur milieu. Si nous voulons que nos routes soient amenagées, que nos eaux soient assainies, que l’hygiène de notre environnement et l’urbanisation de nos quartiers soient assurées, mettons-nous alors debout car nous risquons d’attendre sans jamais avoir une suite. C’est pourquoi nous demandons à la Commission Justice & Paix de nous aider à connaitre nos droits et nos devoirs. Pour que notre pays prospère nous devons tous en effet nous impliquer : s’il nous revient de choissir nos dirigeants il est imperatif que ceux-ci nous rendent compte de la gestion du pays qui est un bien à nous tous.

Chers frères et sœurs,

11.           Pour terminer, je voudrais vous rappeler les prochaines célébrations diocésaines : le 25 septembre, Jubilé d’or paroissial de Tshela-Mbanga notre Dame des Pauvres ; le 2 octobre à Lukula, Jubilé d’or sacerdotal de l’abbé Alphonse Phanzu Muaka.

12.           Puisse le Seigneur bénir chacun de vous au cours de cette nouvelle année pastorale. Amen.

 

Boma, le 11 septembre 2011

MBUKA Cyprien, cicm

Evêque de Boma